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"De nos jours, la vie est dure, quand on est une petiiiiiiiiiiite paaaaatate..."
May 04

Partie de Cash-cache (meurtrier)

"Funny Games US" de Michael Haneke

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Ames sensibles s'abstenir, Michael Haneke est de retour avec un remake de son propre film réalisé il y a 10 ans, Funny Games. Dès le début, le ton est donné, vous autres, spectateurs apeurés sur votre siège, allez douiller, presque en silence, avec politesse sous les coups psychologiques de deux psycopathes en gants blancs. D'où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Pourquoi prennent-ils autant leur pied à décalquer du gentil bourgeois en vacances ? Aucune véritable réponse à ces 3 questions mais de toute façon, l'intérêt n'est pas là.
Comme d'habitude, Haneke joue au plus fin en nous mettant dans une situation atroce de voyeur impuissant, autant sinon plus que le couple formé par Naomi Watts et Tim Roth qui subissent le pire, croient pouvoir s'en échapper et vivre. Mais non, bienvenue chez Haneke, pas chez Michael Bay. Les happy-end n'existent pas en ce bas monde. Juste la terreur, l'effroi et parfois même un peu l'ennui. Pourtant Funny Games US captive à sa manière, ne serait-ce que grâce à l'insolent talent de Miss Watts.
 
"Cash" de Eric Besnard

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Cette sorte d'Ocean's 11&12 à la française fait partie de ces films incompréhensibles de bout en bout à cause de ces constants retournements de situations dont on se lasse rapidement mais dont le potentiel se révèle vraiment dans les dernières minutes lorsque tout se fait plus clair. Ce n'est pour autant pas vraiment suffisant malgré le charme indescriptible de Jean Dujardin, la partition impeccable de Jean Reno et Valéria Golino et l'esquisse d'un personne avec du caractère pour Alice Taglioni. Pas le peine de faire une suite, hein !
April 27

Once upon a time... a pie maker

 

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Mine de rien, difficile d'écrire sur Pushing Daisies, l'OVNI télévisuel de la rentrée 2007. Cette version, si elle reste en l'état, sera la troisième dans ma tentative de vous faire partager mes impressions quant à cette première saison de 9 épisodes.
 
Cette nouvelle série, interrompue (mais renouvelée, ouf !) me fait penser à cette expression lancée par Phoebe dans un épisode de Friends : "Le Père Noël sous prozac qui s'envoie en l'air à Disneyland". Parce que Pushing Daisies, ce n'est que du bonheur, du décalage à tous les étages (narration, réalisation, costumes, décors, interprétation...), une histoire d'amour sublime mais frustrante, des personnages haut en couleurs.
A l'époque des préairs, j'avais souligné tout un tas de choses quant au pilote qui se vérifient au long des 9 épisodes (vive moi !). Qualité et soin apporté à l'entreprise en sont les maître-mots. Procédé casse-gueule au demeurant, PD dispose d'une omniprésente voix off anglaise qui vous fait savoir dès le départ que vous n'êtes pas devant une série standard avec sa façon bien à elle d'égréner les années, jours, minutes et secondes de vie des personnages.

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Vient alors la rencontre avec Ned, le "pie maker" au don bien particulier et à l'histoire familiale triste, solitaire et ultra prudent jusqu'à ses retrouvailles autour d'un cercueil avec la femme de sa vie, la morte redevenue vivante Charlotte 'Chuck' Charles. Mais ce pauvre abruti n'a rien compris. S'il avait pris soin de regarder autour de lui, il aurait remarqué que sa délicieuse employée au Pie Hole, la mini-blonde Olive Snook (Kristin Chenoweth, une révélation) se meure d'amour pour lui. Un qui a tout pigé, c'est "l'associé" peu compatissant de Ned, le détective privé Emerson Cod qui ne bougera pourtant pas un cil, plus intéressé par les rentrées d'argent que par les sentiments (du moins, nous le fait-il croire !). Enfin, il y a les étonnantes tantes de Chuck, Vivianne, la neuneu et Lily, la blasée, anciennes as de la natation synchronisée qui ignorent tout de la condition de leur nièce adorée.
 
Pour peu que vous soyez enclin au romantisme rose bonbon et légérément gourmand, Pushing Daisies ravira votre coeur et vous fera développer une obsession pour les tartes ! Ajoutez à cela une bande son sublime (un CD, un CD !) et vous avez là le prototype même de la série qui rend heureux.

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Mariages et zombies

"REC" de Jaume Balaguero et Paco Plaza

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Vous avez vu "Le Projet Blair Witch" et un quelconque film de zombies ? Vous êtes bon, "REC" ne vous apportera rien de plus à part peut-être une bonne migraine eu égard aux cris stridents poussés par tous ces gens enfermés dans un immeuble barcelonais et en particulier l'héroïne, journaliste TV au professionnalisme limité et particulièrement insupportable. A l'arrivée, aucune originalité dans le concept ou dans la forme, pas tellement plus de frayeur. Mieux vaut se revoir "28 jours plus tard" ou un bon Romero.
 
"27 robes" d'Anne Fletcher

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Une comédie américaine sur une trentenaire paumée en mal d'amour qui compense par un étrange trouble obsessionnel compulsif ! Comme c'est original et pas du tout rabaché ! Jane est belle, blonde, mince, désespérement amoureuse de son patron et surtout bonne poire en titre qui organise avec application TOUS les mariages de TOUTES ses amies et connaissances. Pourquoi me direz-vous ? Parce que le mariage, c'est trop beau, trop romantique, bref le panacée. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Jane voit débarquer sa soeur, plus belle, plus blonde, plus mince et très décidée à épouser le beau patron. Combien de temps Jane va-t-elle supporter l'ingérence avant d'exploser ? 
Trop longtemps ! Passe encore le bouquet de clichés et le final amoureux aisément déviné deux minutes après le début du film, la passivité de Jane est en revanche carrément pénible. Heureusement, il y a Katherine Heigl. En bonne nouvelle égérie de la comédie romantique, l'héroïne de "Grey's Anatomy" irradie quoi qu'elle fasse ou qu'elle porte. Elle ne sauvera pourtant pas le film, la coupe de champagne est pleine !
April 20

Le cinéma des vacances

"Horton" de Jimmy Hayward et Steve Martino

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Bonne nouvelle, la bande-annonce de L'âge de glace 3 est d'ores et déjà dans les salles. Mauvaise nouvelle : ils s'y prennent très tôt comme la dernière fois puisque le film ne sera sur les écrans que durant l'été 2009. Et là, vous vous dites que si le seul truc que j'ai retenu d'Horton, ce sont les pré-bandes annonces, le film n'a pas du me plaire. Gagné. Ce fut même l'ennui presque total. Si la partie qui se déroule dans la jungle avec l'éléphant est pour le moins pénible, la description de Zouville, le peuple installé sur le grain de poussière est plutôt sympa à l'image de son maire, de ses 96 filles et de son seul garçon, Jojo qui fait tout le temps la gueule. Mais là encore, le message est niais à pleurer.
 
 
"L'île de Nim" de Jennifer Flackett et Mark Levin
 

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Non vraiment, ras le bol des films pour mômes en ce moment. Ce n'est pas tant de se taper chaque fois les mêmes bandes-annonces de prochains films pour mômes qui est pénible que les sentiments d'une mièvrerie insupportable. Il faut dire que mon argument pour y aller soit la participation d'acteurs adultes que j'aime (ici Jodie et Gerald) est très insuffisant. Alors oui, Jodie est très drôle à force de cabotinage et ça fait du bien de la voir changer de registre mais au terme de ce Maman, j'ai raté l'avion version île paradisiaque mais mystérieuse, on a surtout envie d'y laisser à vie Abigail Breslin avec son phoque, son lézard et son pélican.
 
"Sexy Dance 2" de Jon Chu

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J'avais vu le 1 à l'époque, pas de raison de louper le 2, moi, la grande prêtresse des films remuants !!

“Montre-moi comment tu danses, je te dirais qui tu es !” C’est en substance ce que les comédies musicales de rue américaines made in 2000 nous disent toutes depuis quelques années. Et ce second opus de “Sexy Dance” (titre original : Step up 2, cherchez l’erreur !) ne fait pas exception au pas de bourrée.

L’école d’art qui voilà deux ans avait vu naître l’histoire d’amour dansée de Nora et Tyler accueille cette fois deux nouveaux venus et inverse la vapeur : Andie vient de la rue, fait des battles (affrontement sous forme de danse hip-hop) comme d’autres se mettent du rouge à lèvres, Chase est le frère (subversif, sinon ce n’est pas drôle) du directeur de l’école et s’ennuie ferme au milieu de tout cet académisme. Virée de son équipe, Andie crée son propre groupe de danseurs avec l’aide de Chase.

Rien de nouveau sous le soleil dans ce film au scénario light et déjà-vu sauf… qu’à la différence de l’original, numéros de danse, chorégraphies et musiques sont un degré au-dessus. Les mix les plus fous s’enchaînent permettant à nos jeunes héros de se dandiner sous la pluie, de se contorsionner sans l’ombre d’un lumbago en mettant la pâté à leur concurrent sans oublier de se faire des bisous. Indispensable ? Non. Sympathique ? Oui.

April 13

Casse loupé

"Sans arme, ni haine, ni violence" de Jean-Paul Rouve

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Déjà au départ, j'aurais du me sentir concernée. Après tout, l'affaire Spaggiari est un grand fait niçois et je suis niçoise d'adoption depuis 12 ans. Mais non, ça ne me disait rien. Pas sûr que j'y serais allée sans l'obligation professionnelle et la possibilité de voir Rouve, Taglioni et Lellouche en personne. Finalement, je suis venue, j'ai vu, j'ai vaincu mon envie de pioncer mais l'ennui fut mortel ou presque. Il n'y a franchement aucun intérêt à cette comédie dans laquelle Rouve campe un Spaggiari ultra pénible, où Taglioni fait de la figuration (elle est jolie certes mais ce n'est pas vraiment pas l'actrice du siècle) et où le casse occupe 10 minutes. Seul Gilles Lellouche s'en sort très bien comme à son habitude, sobre et convaincant.
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