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Welcome on Talyn"De nos jours, la vie est dure, quand on est une petiiiiiiiiiiite paaaaatate..."
June 30 Ma thérapie loupéeQu'elle soit réelle ou virtuelle, j'ai décidément beaucoup de mal avec ce passage (presque) obligé des années 2000, la sacro-sainte thérapie. Ma tentative personnelle a échoué lamentablement et je constate que je supporte aussi peu celle des autres, encore moins quand il faut se taper une quarantaine d'épisodes. Il en est ainsi d'In treatment, la série phare d'HBO au bout de laquelle je n'ai pas réussi à aller. Ou plutôt si, j'en ai vu la fin et j'ai fait avance rapide avec le reste.
Dans cette série à plusieurs entrée, Gabriel Byrne campe Paul Weston, un thérapeute qui excerce à demeure dans un bureau encombré de livres et de maquettes de bateaux. Cette pièce est à l'image de son propriétaire. Passée, vieille, presque morte. La vie de Paul est pourrie comme nous l'apprenons assez rapidement.
Sa femme (magnifique Michelle Forbes) le trompe, sa fille (Mae Whitman) est une espèce d'ado gothique, son fils est un surdoué malheureux et lui, le grand psy est incapable de mettre de l'ordre dans sa propre vie, de parler à ses proches. Si bien qu'après avoir entendu ses patients de la semaine, il a rendez-vous pour sa propre psychothérapie avec Gina (Dianne Wiest), une ancienne collègue/amie/ennemie. Il faut dire qu'avec les patients qu'il a, il y a de quoi sombrer :
- Lundi, il y a Laura (Melissa Georges, excellente). Belle, envoûtante, tellement paumée, limite tarée, Laura l'anesthésiste se perd dans une relation ennuyeuse. Et pour cause, elle a un secret, bien vite dévoilé : elle est amoureuse de Paul (vraiment ???).
- Mardi, il y a Alex (Blair Underwood, sublime). Ce pilote de chasse trimballe une batterie de casseroles à commencer par la plus récente : il a exterminé des innocents en larguant une bombe là où il ne fallait pas.
- Mercredi, il y a Sophie (Mia Wasikowska, très inconnue mais très bonne actrice). Sophie est une ado qui va dans le même lycée que la fille de Paul. Elle consulte moins par envie que par obligation, à cause d'un accident de vélo qui lui a laissé deux bras fracturés. A tel point que son assurence se demande si ce n'était pas intentionnel. Cette jeune gymnaste ne respire pas le bonheur, c'est certain.
- Jeudi, il y a le couple Amy/Jake (Embeth Davidtz, formidable et Josh Charles, touchant à souhait). Amy et Jake ont longtemps cherché à avoir un enfant. C'est enfin le cas, Amy est enceinte mais contre toute attente, elle souhaite avorter, ne se sent pas prête à aimer ce nouvel enfant. Problème, incompréhension, jalousie...
Le patient qui aura évidemment le plus d'impact sur Paul est Laura puisqu'au delà de l'aspect flatteur du fameux transfert érotique, il découvre qu'il est également amoureux d'elle. De quoi discuter longtemps et profondément avec tous les protagonistes de l'histoire.
Adaptée d'un programme israelien, réalisée le plus souvent par Rodrigo Garcia et produite par Mark Wahlberg, In treatment agit sur le spectateur (en l'occurence moi) en plusieurs phases : ennui profond la première semaine, intérêt croissant la seconde (en partie grâce à Laura et le couple, les plus intéressants à mon sens), rejet et limite énervement la troisième jusqu'à lâcher prise.
Pourquoi ? Parce qu'au bout d'un moment, il est parfaitement insupportable de voir ce complet looser, ce type si peu stable s'occuper d'autres personnes. Jamais on ne confierait un patient à un chirurgien à qui il manque une main. Je veux bien que l'humain soit faillible mais il ne doit pas s'entêter dans un rôle qu'il n'assume plus.
Série très intelligente et jamais auto-suffisante (la tentation était pourtant grande), In treatment se pose de bonnes questions, met en scène des personnages peu sympathiques dans leur ensemble mais très crédibles, réunit la crème des acteurs. Problème de taille, avec ses 43 épisodes de 25 minutes, vous frisez l'indigestion télévisuelle dans le meilleur des cas, vous pétez un cable dans le pire.
Faites-vous votre avis ! June 29 Mamma Mia the MusicalAvant son passage à Paris, la troupe de Mamma Mia, la comédie musicale construite à partir des chansons d'Abba a fait un saut pour 7 représentations au Grimaldi Forum de Monaco. La petite chanceuse que je suis a réussi à se dégotter des places pour la séance d'hier après-midi. Bon, au départ, tout ça n'était pas gagné ! A l'arrivée, le gars de la com' avait oublié de me mettre des places de côté, nous étions finalement au balcon, sièges très enviables pour qui ne souffre pas de vertige (c'est malheureusement mon cas) et la représentation s'est arrêtée 20 minutes pour problème technique à deux chansons de l'entracte.
Et pourtant, cette comédie musicale est un vrai bonheur. La première partie est de loin la plus enlevée, là où toutes les chansons mythiques se concentrent (Mamma Mia, Gimme, Gimme, Gimme, Super Trooper...) Impossible de ne pas remuer sur son siège et de chanter Dancing Queen avec la troupe. Si l'histoire ne casse pas trois pattes à un canard (Sophie va bientôt se marier mais elle découvre qu'elle a 3 pères possibles, fruit des amours très disco de sa maman, Donna. Elle convie les 3 monsieurs à son mariage sans bien sûr en avertir sa mère. Mais qui est donc le joyeux papa ?), elle a l'avantage de faire renaître les chansons parfois un peu kitsch du groupe suédois avec force chorégraphies sensuelles et modernes et un humour pince sans rire et moqueur (cf l'une des copines de Donna qui se coince la hanche en dansant sur Chiquitita !!!).
La seconde partie est plus grave avec des chansons plus mélancoliques et un superbe The Winner takes it all entonné par Carolanne Weidle qui campe une énergique Donna. Sophie a les traits de Haley Flaherty, particulièrement douée pour la danse. Grand oublié de la partition, Waterloo termine toutefois le spectacle en apothéose après les bis. Quant au film avec Meryl Streep, il est prévu pour le mois de septembre.
Un bonheur, je vous dis !!!! June 28 Une semaine très... Chi ChaA partir d'une idée similaire à celle de la sitcom "How I met your mother", un papa très sexy (Ryan Reynolds) raconte à sa fifille très énervante (Abigail Breslin) les aventures new yorkaises qui l'ont amené à rencontrer sa mère, à se marier, à devenir papa... et à divorcer. A la différence près qu'il refuse de lui dire qui est la mère dans l'histoire de ses conquêtes. Est-ce April (Isla Fischer), Emily (Elisabeth Banks) ou Summer (Rachel Weizs) ?
Après un démarrage pour le moins laborieux, le film s'améliore au fur et à mesure de sa durée sans toutefois vraiment passionner. La faute à un scénar mal foutu qui avait pourtant un gros potentiel et à un doublage approximatif. Si Ryan Reynolds est sublime, il n'est pas franchement convaincant et son alchimie avec Breslin laisse à désirer. En revanche rien à dire du côté des filles avec une révélation, la fun Isla Fisher (Madame 'Borat' à la ville) qui illumine le film et la toujours envoûtante Rachel Weizs.
"Valse avec Bashir" d'Ari Folman
Ce documentaire animé est étrange à plus d'un titre. Si vous pensiez que "Persepolis" était ce que l'on pouvait faire de plus politique et historique dans le monde de l'animé, vous aviez tort. Véritable OVNI, au carrefour de plusieurs genres, "Valse avec Bachir" est la recherche du temps perdu d'un cinéaste, un homme qui a fait la guerre, celle du Liban et en a oublié les souvenirs. Et ce manque le tiraille parce qu'il sent bien qu'il devrait regretter, culpabiliser, avoir peur de lui-même.
La quête de Folman s'intéresse à un moment particulièrement sanglant du conflit libanais, le massacre de Sabra et Chatila durant lequel, en représaille à la mort du leader Bachir, les phalangistes, aidés d'israëliens qui comprirent trop tard ce qui se passait, tuèrent des centaines de civils.
Le "héros" en est Folman lui-même qui va interroger de véritables témoins de l'époque, lesquels prêtent voix et physique à la reconstitution animée. Porté par une BO superbe, le film de Folman sonne parfois un peu faux et tout sauf spontané car dès lors qu'il passe par le récit animé pour étayer son propos, le réalisateur, scénariste, acteur et producteur met du temps, de la distance et de la réflexion entre lui et son histoire. Difficile alors de parler de redécouverte de soi.
"Sagan" de Diane Kurys
Le biopic français a le vent en poupe. Après "La Môme" et avant "l'Ennemi public n°1" et "L'Instinct de mort", voici "Sagan" signé Diane Kurys, un téléfilm devenu film après que Luc Besson ne soit intervenu. Alors bien sûr, même sans le savoir, on sent bien que "Sagan" le film est amputé. Le téléfilm qui dure 3h et qui sera diffusé à la rentrée sur F2 est devenu un long-métrage de presque 2h. S'il lui manque l'aura, le côté saga et la consistance de "La Môme", "Sagan" a l'énorme avantage d'être un film sur une femme par une femme le tout sur fond de sensibilité féminine. Avant même de parler de la performance de Sylvie Testud, il faut souligner le talent et la retenue avec lesquels Kurys s'est emparée de la femme de lettre qui était loin de n'être que cela. Réduire Sagan à un adjectif, à un métier, à un courant est impossible. Cette femme était inqualifiable dans tous les sens du terme : dans sa façon d'aimer, de 'renier' son fils, de se détruire, de s'assumer.
De Françoise Sagan, je ne connaissais que les frasques des dernières années, je n'ai jamais rien lu et j'étais loin de penser que j'aimerai autant ce film qui lui est consacré. Le fait que l'écrivain affiche une certaine ressemblance avec ma propre mère n'y est sans doute pas étranger. Pour autant et objectivement, "Sagan" est une réussite de drôlerie, de légèreté jusqu'à ses 30 dernières minutes atroces qui voient la fin d'une vie. Les dialogues sont aussi vifs que la diatribe de Testud est saccadée, parfaite imitation de l'originale. Les seconds rôles sont flamboyants de Pierre Palmade en Jacques Chazot à Jeanne Balibar en Peggy Roche (le véritable amour de Sagan) en passant par Guillaume Gallienne (son frère), Arielle Dombasle (l'insupportable Astrid) ou Margot Abascal (Florence Malraux, sa meilleure amie).
Vivement la version longue !
On prend les mêmes et on recommence. Quatre ans après le premier opus (c'est là où je vois que ce blog prend de l'âge !!!), Peter, Susan, Edmound et Lucie sont de retour à Narnia. Même réalisateur, mêmes acteurs ou presque, mêmes décors, le second film de la trilogie ressemble en tout point au premier si ce n'est qu'il est un tantinet meilleur. Toujours aussi long certes mais plus sombre, moins neuneu, plus adulte, plus violent (vous êtes-vous rendu compte que ces gamins ne sont pas majeurs et coupent déjà des têtes ???). L'ajout d'un personnage soit le Prince Caspian ne fait pas franchement avancer le schmilblick si cen'est que le quatuor est transformé en Club des 5 version capes et épées. Rien de révolutionnaire donc mais des beaux moments épiques à la clé aidée d'une musique tonitruante mais efficace. Dernier épisode prévu pour 2010. On a le temps !!! June 24 L'hypocrisie du plus fortL'hypocrisie est une magnifique invention humaine des plus drôles et contradictoires. Et je ne parle pas là de mon gros con de collègue (au sens littéral du terme) qui, souffrant d'un manifeste déficit en c... (c'est le cas de beaucoup d'hommes ceci dit !), me casse du sucre sur le dos sans bien sûr m'en parler en face ! Passons !
Prenons plutôt l'exemple de cette mignonne nouvelle loi sur le téléchargement ou plutôt contre. C'est vrai quoi, télécharger c'est mal ! Ca nuit gravement à la santé de la musique (aka moins de sous pour les labels), du cinéma (ohlala, mais c'est que Spielberg et les autres risquent de ne pas pouvoir s'offrir leur 14ème maison aux Bahamas à cause de tous ces pirates), des séries (c'est même pas gentil d'avoir autant DL la saison 1 de Heroes l'année dernière, cet été, TF1, dépitée, diffuse la 2 à 00h15 !).
Coincidence ou pas, au moment où notre formidable ministre de la Culture se trouve un nouveau terrain de jeu, voilà que débarque sur la toile une vilaine copie piratée de Fringe, la nouvelle série tant attendue de JJ Abrams qui doit débarquer à la rentrée aux USA. Le studio évoque une fuite. Comme c'est commode ! Il est bien évident qu'il ne serait jamais venu à l'idée de la chaîne et des producteurs de la série de balancer leur pilot super cher (et bizarrement très net pour un DVD screen) sur la toile, ce même endroit où des milliards de gens sont capables de donner leur avis. Aucun intérêt pour eux de tester la marchandise sur un panel gratuit et consentant. Non, ce serait inconvenant, mal et surtout contraire à la loi.
Et puisque tout ici n'est qu'hypothèse, partons du principe que comme un certain nombre d'internautes français, j'ai vu Fringe (ce qui est impossible car c'est inconvenant, mal et contraire à la loi). Que pourrais-je en dire pour aider ce pauvre studio américain pas responsable de la 'fuite' ?
Je pourrais te dire, Cher JJ, que si tu ne veux pas être annulé au bout de 5 épisodes, il faudrait revoir ta copie. Clairement inspiré de la série, Fringe ressemble à un très brouillon film X Files. L'histoire, entre fantastique et théorie de la conspiration est incompréhensible et franchement pas maîtrisée. Joshua Jackson, présenté comme l'attraction principale de la série n'arrive que finalement très tard, la véritable héroïne étant Olivia Dunham... agent du FBI. Heureusement le choix de l'australienne Anna Torv dans ledit rôle se révèle payant. Impliquée, sobre, belle, sportive, prête-à-tout, Olivia est bien la seule chose de prometteur dans ce pilot d'1h20.
Vraiment, si je peux aider, c'est de bon coeur. June 20 L'Amérique, l'amériqueLe danger lorsque l'on voit deux comédies romantiques américaines le même jour c'est que l'on finit par tout confondre, surtout quand celles-ci ne laissent pas de souvenirs impérissables.
Dans la première "Sans Sarah, rien ne va", titre français ô combien crétin, on retrouve un de ces énièmes films qui aiment naviguer entre romantisme et vulgarité. A l'image de "40 ans toujours puceau" et "En cloque : Mode d'emploi", celui-ci s'intéresse à un looser dont on ne comprend comment il a pu se taper une bombe, fraichement larguée par une vedette de la TV. Il veut l'oublier et part donc à Hawaï. Manque de pot (et de scénario), la belle est là-bas avec sa nouvelle conquête. Comme les autres fois, ce film n'a pas que des défauts et certains personnages peuvent vous surprendre agréablement. Mais franchement, une vision de plus de Jason Segel nu et je renonce à toute sexualité à vie !!! Ieurk !
La seconde, "Le Témoin amoureux" est un Mariage de mon meilleur ami un tantinet inversé. Hannah et Tom sont amis depuis la fac. C'est un tombeur invétéré, elle vit sa vie. Le jour où elle décide de se marier, il se rend compte qu'il l'aime. Bienvenue à la joyeuse convention du cliché en vois-tu en voilà. Si le film ne brille donc pas par son originalité, il aligne cependant un beau casting, Patrick Dempsey (qui pourrait se diversifier) et Michelle Monaghan (qui pourrait redevenir aussi craquante que dans Kiss Kiss Bang Bang) dans les rôles titres, le regretté Sydney Pollack, la rigolote Busy Phillips sans oublier le Vorenus de Rome, Kevin McKidd. Ca se regarde et s'oublie aussi vite.
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